Présentation générale des motos
Aussi surprenant que cela puisse paraître, c’est bien en France qu’est née la moto : le tout premier deux roues motorisé reste le vélocipède à vapeur breveté par le français Louis-Guillaume Perreaux en 1871.
Mais il faut attendre 1894 et le tricycle à pétrole construit par De Dion-Bouton pour assister à l ‘avènement de l’industrie motocycliste.
La production de motos trouve rapidement dans la région lyonnaise des circonstances favorables à son développement : techniques de construction de la bicyclette à Saint-Etienne et de l’automobile à Lyon.
Très vite les marques se multiplient avant la première guerre mondiale et apparaissent des constructeurs d’envergure nationale :
- Deronzière qui deviendra Ultima
- New-map fondée par Paul Martin
- Koehler-Escoffier
L’importance et la qualité de leur production permettront à ces firmes de survivre à la crise de 1929 et jusqu’à la seconde guerre mondiale, mais la fin des années 50 sonnera leur arrêt de mort.
L’automobile populaire prendra le pas sur la moto et les 2CV Citroën ou 4CV Renault supplanteront dans le cœur des Lyonnais leurs montures à deux ou trois roues.
En marge de l’industrie motocycliste, l’agglomération lyonnaise a également contribué au succès du side-car avec Simard à Villeurbanne, Impérial ou Bufflier à Lyon.
Les motos, et les side-cars sont une soixantaine au musée, construits de 1900 à 1964. Parmi les fleurons de la collection :
- la Viratelle à refroidissement liquide (1919),
- la MGC à chassis-poutre en aluminium (1931),
- l'unique 1000 Koehler-Escoffier de Georges Monneret (1935),
- la 1000 Vincent capable d’atteindre 200 Km/h (1951).
Les motos